
On connaissait Dark Dog la boisson énergisante au chien noir, mais on la connait moins pour son côté provocateur et exhibitionniste.
En effet, courant mois de juin le grand public découvrait la nouvelle campagne de communication de Dark Dog, mais ne savait pas que l’ARPP avait mis son veto pour la parution des affiches. Les visuels mettaient en scène tous les “kékés des plages” en maillot de bain avec la canette Dark Dog glissée dedans.
La canette de trop
Les visuels décalés et provocateurs n’ont pas vraiment amusé la haute autorité de la pub (ARPP) estimant que la campagne pouvait nuire à “l’image de la personne humaine”. Simple clin d’œil à l’accroche, choisi ta taille la marque à montré qu’elle en avait dans le maillot ! L’agence Latitude décide donc de changer ses visuels et de flouter la partie jugée ostentatoire.
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Maintenant, la marque rentre dans une communication de crise et essaye de lancer le débat sur le fait de l’interdiction des visuels. Est-elle justifiée ou pas ?
Je ne prendrais pas parti pour la marque, mais je m’efforce de réagir sur la position prise par l’ARPP au vue des publicités de lingerie qui envahissent le paysage urbain.
Vincent Berteas, concepteur-rédacteur d’Ici Londres, qui a bossé sur le projet se demande de quoi peut-on rire aujourd’hui ? Pour lui il n’y a rien de sexuel, de violent ou de malsain dans cette campagne. Nous avons beaucoup étudié ce qui avait déjà était fait par exemple sur les publicités de sous vêtements.
Mon point de vue sur cette affaire, c’est que bien sûr les campagnes de sous-vêtements ou de maillots de bain sont souvent provocatrices, aguichantes limite pornographiques mais le produit s’y prête. Ici, le seul reproche que l’on puisse faire à Dark Dog c’est de jouer sur l’imaginaire sexuel des consommateurs pour vendre une boisson. C’est sans doute ce qui a du influencer la décision de la haute autorité de la pub.
Mais nous le savons tous (pubeux experts) le sexe est vendeur !
Au final, la marque est gagnante et fait parler d’elle sur la toile, d’autant plus que l’idée de la mosaïque rajoutée sur les visuels a donné des idées à l’agence et propose aux internautes, avides de savoir ce qui se cache derrière le flou, de découvrir la supercherie via le projet « Data projekt ». Ou encore de créer une chanson qui peut venir concurrencer « Les muchas maracas » de Axe pour le titre de tube de l’année.
Et vous vous en pensez quoi Marine, Alex, Cyrille … ?
Tags : dark dog - communication - boisson energetique - pub“En effet, courant mois de juin le grand public découvrait la nouvelle campagne de communication de Dark Dog”
J’étais sur d’être au mois du juillet, on m’aurait menti ?
Dark Dog fait ce qu’il peut pour rivaliser face à Red Bull…
Et ce n’est pas évident, meilleurs budgets (jusque là F1 !), image extrême, et image d’interdit (permis). top quoi
En effet. Je vais aller dans le sens de ‘lex.
Chez DarkDog on a du mal à rivaliser avec RedBull. Ils ont eux aussi choisi le crédo de l’extrême… Mais pas le même. DD veut faire dans le trash, en un mot : créer la polémique.
Mais j’ai bien peur que cette petite rayure à leur image ne suffise à faire de l’ombre à l’omniprésence médiatique de RBull sur ce segment de marché.
Ces boissons ciblent les ados, plus précisément les garçons. Seulement, ce sera dur pour les concurrents de RBull. Pourquoi ne pas en faire une destinée aux jeunes filles.
Je suis sûre que ça peut fonctionner…
l’image extreme est quand meme plus porteuse que qu’un produit “fille”…
Tu penses à un : diet coke / Coke 0 ?
Pas forcément.
A 14-15 ans les filles aussi aiment bien se mesurer les unes aux autres. Je voyais bien un energy drink qui parle aux filles de cet âge. Sans pour autant être dans un registre nunuche bien entendu.
@marine : je suis pas sur que les filles soit adeptes des boissons énergétiques ultra sucrées. A cet âge elles font super attention à leur ligne (régime anorexique !)
J’ai vu la campagne avant le floutage, et n’était pas au courant de l’ “affaire”.
Loin de m’y intéresser véritablement, je me suis dit 2 ou 3 fois qu’elle était naze, tombant trop facilement dans le gratuit, voulant s’en dédouaner en pastichant les codes de beaufards (ou de kékés comme tu dis ;), mais aggravant son cas en devenant encore plus ringarde.
Maintenant après ton post, je me dis que l’agence aurait été plus inspirée de flouter directement les visuels, ce qui aurait été encore plus explicite selon moi (et paradoxalement), un peu plus fin et surtout plus prudent vis-à -vis de l’ARPP.
Alors oui, au final ça crée un peu de buzz, mais on est loin de celui de Sprite qui pour le coup n’est même pas un calcul de la marque (ou de son agence) mais lui tombe dessus comme un cadeau (empoisonné ?). D’ailleurs j’en parle bientôt sur mon blog ;)b